FOUS DE GOURMANDISE

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU PROJET ici

 

 

Clarisse 4

CLARISSE, 24 ans

CAP couture.

Aux Fourneaux depuis 2014, au froid salé.

« J’ai été bien accueillie, le travail me plait et l’ambiance est bien. C’est plaisant d’apprendre quelque chose. Mon problème est que je panique trop facilement quand il y a beaucoup de travail, alors je m’énerve et je pars me calmer. Egalement, lorsque je ne comprends pas, je me braque parce que je suis en panique.

Je dois réussir à être plus posée et plus confiante, à garder plus de distance afin d’être moins vulnérable. Etre moins dans l’émotionnel pour angoisser moins vite et ainsi moins m’énerver. »

 

Eleonore 5

ELEONORE, 32 ans

CAP cuisine, chez Ferrandi (Ecole Française de Gastronomie).

Aux Fourneaux depuis 2009.

« Les Fourneaux, c’est comme une troisième famille. Suzanne (la fondatrice ndlr) est comme une grand-mère pour tous et les moniteurs comme des oncles et tantes. Ils sont tous bienveillants. Quand ils voient que je ne suis pas bien, ils me soutiennent et m’encouragent, au lieu de me regarder avec des gros yeux. Je pense qu’ils m’apprécient beaucoup.

Ici, je m’entends avec tout le monde, j’évolue petit à petit et je peux partager mes joies et mes peines. »

En dehors de l’Esat, Eléonore apprécie beaucoup le shopping, d’aller au restaurant et au cinéma. Elle projette de se marier prochainement avec son compagnon, c’est pourquoi nous avons fait le choix de faire une séance photo dans la salle des mariages de la Mairie d’Asnières.

 

Matthieu 2

MATTHIEU, 37 ans

Bac STT.

Aux Fourneaux depuis 2013, à la pâtisserie.

« Il y a une bonne ambiance, on peut apprendre facilement, le travail est intéressant et valorisant. Il n’y a pas de réflexions désobligeantes. Et puis, le temps de travail est basé sur le temps partiel. On apprend un métier.

J’aime venir ici. Je me lève à 4 heures du matin et j’arrive à 6h10, avant l’ouverture, comme quelques-uns de mes collègues. On discute, on plaisante, on rit, c’est sympa de commencer la journée comme ça. »

Dans sa vie privée, Matthieu était passionné de basket, sport qu’il pratiquait très régulièrement. Une douleur au genou l’a contraint à cesser cette pratique sportive qu’il a remplacée par la natation.

 

Stephane 1

STÉPHANE, 33 ans

A tenté différents CAP et BEP, sans réussir à trouver sa voie.

Aux Fourneaux depuis 2009.

« J’aime la pâtisserie. Apprendre et faire apprendre aux nouveaux. Transmettre.

Nous obtenons une reconnaissance par ce savoir-faire, mais aussi par le montant qui nous est alloué chaque mois.

Cela reste néanmoins difficile de gérer sa fatigue. Dormir est le seul moyen que j’ai trouvé pour gérer ce que j’appelle « les crises de vide ». C’est comme la « maladie des vides », je me remplis d’anxiété et ne peux plus penser. J’apprends à travailler malgré la maladie, et je ne vais plus dormir chez mes parents. »

Ses passions sont l’écriture de poèmes, les jeux vidéo, les sudoku et le dessin.

 

Elodie 2

ELODIE, 35 ans

CAP ETC (Employé Technique de Collectivité).

Aux Fourneaux depuis 2010, au froid salé.

« J’aime la cuisine et j’ai des collègues très sympas. Par la suite, je souhaiterais intégrer une cuisine de collectivité dans le milieu ordinaire. Je pense avoir beaucoup progressé ici, je suis bien encadrée et le travail est varié. »

En 2007, Elodie a décidé de reprendre des cours d’orthophoniste pour palier à sa dyslexie et dysorthographie. En couple depuis 2008, elle a comme projet d’avoir un enfant.

 

Julie 2

JULIE, 33 ans

BEP secrétariat-comptabilité.

Aux Fourneaux depuis 2012, à l’économat.

« Travailler aux Fourneaux m’apporte une stabilité financière, un travail stable et une indépendance. 

J’aurais aimé partir travailler au zoo du Domaine de Pescheray, qui est aussi un Esat, mais mes proches m’en ont dissuadé, pensant que je serai trop loin de tous.

Les animaux sont la passion de Julie. Grâce aux réseaux sociaux, elle s’investit dans plusieurs associations dédiées à la cause animale, en organisant des pré-visites pour des placements ou en gérant leurs pages Facebook. »

 

Marc 2

MARC, 47 ans

Bac L, puis licence de Langues et Civilisations Germanistique à la Sorbonne.

Après 2 années aux Fourneaux, a pris 1 année pour passer et obtenir le CAP de  pâtissier.

Aux Fourneaux depuis 1996, à la pâtisserie.

Les règles d’hygiène sont les mêmes partout, mais elles ne sont pas respectées dans tous les lieux. Ici elles le sont. On tient compte également de la personne, de ses capacités. Le travail est intéressant, le rythme est adapté et l’ambiance est plus agréable que celle rencontrée en milieu ordinaire. Je m’entends bien avec mes collègues. »

Dans sa vie, Marc s’intéresse à tout ce qui a trait à la germanistique et fais partie d’un groupe de traduction. Il marche également beaucoup, a fait beaucoup de randonnée et s’est également essayé à l’alpinisme. 

 

Francois 2

FRANÇOIS, 52 ans

Au Fourneaux depuis 2005, au froid salé/ Au chaud.

« Travailler ici me permet un bien-être par un soutien matériel ».

 

Titi 2

CHRISTOPHE, 54 ans

Architecte DPLG.

Aux Fourneaux depuis 1994, à la pâtisserie.

« Grâce aux Fourneaux, je peux avoir un salaire, ce qui me motive. J’ai également pu m’émanciper grâce au logement obtenu par l’ancienne présidente.

J’apprécie beaucoup le fait de travailler en équipe, la réalisation collective de tartes et gâteaux. A la fin de ma journée, j’ai quelque chose à raconter : ce qui s’est passé, ce sur quoi j’ai hésité, ce que j’ai réussi, ce que j’ai appris. Je m’y suis épanoui.»

Investis auprès de sa paroisse comme sacristain, Christophe correspond avec Marcelline depuis plusieurs années pour approfondir sa foi. Cette correspondance se fait par courriers postaux et rythme également sa vie.

« A l’église, tout n’est pas hiérarchisé à l’idée d’efficacité, mais au sens et à la valeur de nos actes. »

 

Patricia 2

PATRICIA, 55 ans

BP de préparatrice en pharmacie.

Aux Fourneaux depuis 2012, à la pâtisserie.

« Après avoir exercé plus de 10 ans en pharmacie, j’appréhendais de travailler en Esat. C’est un nouveau métier pour moi, je craignais de ne pas être à la hauteur. Si obtenir un appartement au sein d’une résidence accueil m’a permis de reconstruire ma vie sur de nouvelles bases, mon nouveau travail est venu consolider cet ensemble. Il y a une bonne équipe, pas de stress, chacun son rythme, il y a de la bienveillance et de la gentillesse. Depuis, je me sens moins seule. C’est stimulant. »

En dehors de l’Esat, la vie de Patricia s’organise entre ses visites à ses parents et à ses fils.

 

Yann 2

YANN, 40 ans

Terminale S, puis « Clinique universitaire ».

Aux Fourneaux depuis 2004.

« Le travail aux Fourneaux est plus intéressant et créatif que chez d’autres traiteurs du milieu ordinaire, où moins de préparations sont faites sur place. J’apprécie aussi la proximité géographique. »

Yann a longtemps pratiqué le Karaté où il a obtenu sa ceinture noire, avant de se tourner vers le thaï chi et le yoga. Il a également publié un recueil de poèmes en 2001.

 

Nicolas 3

NICOLAS, 36 ans

BEP Sanitaire et Social.

Aux Fourneaux depuis 2012, à la livraison.

« Laissé en dehors du monde du travail du fait de problèmes de santé, j’ai pu grâce la confiance qui m’a été faite, reprendre une activité professionnelle épanouissante, développer une bonne confiance en moi qui m’a permis de travailler de plus en plus et de mieux en mieux. On m’a fait confiance en me permettant de faire des livraisons tout seul. Nous sommes considérés et bien orientés dans ce qui va le mieux pour le travail et pour soi-même. La bienveillance de tous est un facteur fondamental au bien-être au travail et par le travail. »

Nicolas est passionné d’aéromodélisme ; il consacre également beaucoup de son temps libre à se perfectionner en guitare acoustique ou électrique. 

 

Nisrine 2

NISRINE, 32 ans

CAP teinturerie.

Aux Fourneaux depuis 2013, au froid salé.

« Si je suis fâchée ou contrariée, je peux en parler ouvertement. Ça me permet de mieux connaître mes qualités et m’accepter. J’apprends ici ce que c’est que de donner un peu de soi. Mes défauts sont acceptés. Je peux être naturelle. Avec mes collègues, nous sommes très proches amicalement et ça, c’est un bonheur ! »

 Nisrine aime la marche et aimerait se remettre à la natation. 

 

Philippe 2

PHILIPPE, 43 ans

1ère S, puis BEP électromécanique.

Aux Fourneaux depuis 2009, à l’économat.

 « Le médecin de l’hôpital de jour m’a pris la tête pour travailler quand j’étais en arrêt et quand je me suis senti capable, il m’en a empêché en me mettant en invalidité. Je voulais être fleuriste, je viens de la Guadeloupe, c’est une île à fleurs. 

Après avoir exercé plusieurs années en milieu ordinaire, puis avoir arrêté pour des raisons de santé, l’accès aux Fourneaux m’a permis de me resocialiser et de me sentir appartenir à la société. Mais le travail dans les frigos est difficile, principalement du fait du froid.»

Philippe dessine beaucoup, souvent à base de pastel et il aime les dessins très colorés. Il aime l’art… et l’histoire, car l’un ne va pas s’en l’autre selon  lui.

 

Veronique 2

VÉRONIQUE, 48 ans

1ère Secrétariat (STT) / Cours de stylisme et modélisme.

Aux Fourneaux depuis 2010.

« J’ai précédemment exercé en Espagne, comme prof de français, puis comme traductrice avant de devenir vendeuse chez Carroll, en France. Pour moi, Les Fourneaux c’est le meilleur travail que j’ai pu trouver en France. L’encadrement nous protège bien, on est écouté et compris. Ça m’a apporté une stabilité émotionnelle et un épanouissement dans mon travail. Je suis vraiment contente de me lever pour venir travailler. A terme, j’aimerais revenir travailler dans le milieu ordinaire, évoluer, avoir des responsabilités, que l’on puisse compter sur moi. »

Pour se détendre Véronique a aimé prendre des cours de théâtre et m’adonner aux dessins de stylisme. Pour le moment, sa préoccupation c’est la restauration de sa terrasse. 

 

Souad 1

SOUAD, 46 ans

Certificat d’études.

Aux Fourneaux depuis 2014.

« J’ai demandé l’orientation Esat lorsque j’ai découvert les Fourneaux. Ici, j’ai appris un métier, gagné confiance en moi, je me sens utile et il y a une bonne équipe. 

A terme, j’aimerais intégrer le milieu ordinaire, c’est valorisant car même si j’avais le même salaire je n’aurais plus à compter sur l’AAH (Allocation Adulte Handicapé). Ici c’est une étape dans ma vie. »

Souad est une femme très joyeuse et dynamique, qui pratique la zumba. Au-delà de cela, elle s’est essayée au théâtre, mais s’est interrompue, de peur du jugement d’autrui. Depuis elle s’est inscrite à des cours du soir d’informatique.

 

Stephane w 2

STÉPHANE, 46 ans

1ère gestion – CAP comptabilité.

Aux Fourneaux depuis 1994.

« Le temps partiel est adapté à ma capacité de travail. 22 ans que je suis aux Fourneaux, 22 ans sans hospitalisation. Il y a une très bonne ambiance. J’ai pris confiance en moi et dans les autres, ça a agi un peu comme une psychothérapie. »

Actuellement en collocation, Stéphane va bientôt s’installer dans un deux pièces. 

 

Youssef 2

YOUSSEF, 36 ans

CAP carrossier peintre.

Aux Fourneaux depuis un an

 « J’y ai trouvé un monde sympathique, la faute est tolérable, on ne t’accable pas, on te fait réparer tes erreurs, tu apprends. Je ne me cache pas derrière la maladie, je peux travailler, avancer. Beaucoup de personnes malades n’ont pas ce que j’ai : un toit, un travail. Mon objectif a été atteint : être stable. Ils m’ont donné la chance de faire un travail que j’aime et un travail défini, en étant encadré sans avoir à encadrer. Je ne veux plus de responsabilités. »

Youssef est pigiste contributeur bénévole à des titres arabes, sur le net.

Il projette de quitter son studio pour s’installer dans un deux pièces.

 

Roger 1

ROGER, 41 ans

CAP peinture & décoration.

Aux Fourneaux depuis 2010, au froid salé

« Ca me plait ici. J’aime bien le principe du temps partiel. Et puis il y a une grande pause au bout de 2 heures. Et quand tu es en arrêt du fait de la maladie, on ne t’accable pas, c’est accepté. On a un but et on sait pourquoi on se lève le matin. Pour le travail, si tu as besoin, les moniteurs sont là pour t’aider. »

Roger aime les voitures et les ballades en voiture. Il fait des maquettes et collectionne les modèles réduits de voitures, camions, avions et bateaux. Mais sa passion, ce sont ses deux chats. 

 

Julien 1

JULIEN, 40 ans

A obtenu son BEPC.

Aux Fourneaux depuis 2008, au froid salé.

« Au début j’ai trouvé que le travail n’était pas épuisant et les horaires m’ont convenu. C’était plus facile que ce que j’ai pu faire auparavant. J’ai rencontré plein de gens que j’aime bien. Même s’il est difficile de se lever, l’aménagement des horaires rend la chose plus facile.

C’est bien, comme ça j’ai un travail, un salaire, et ma mère dort mieux ! Je me sens plus utile et je suis heureux d’être avec d’autres personnes, ça me fait une activité et plein d’amis que j’adore, qui sont bienveillants. »

Julien aime chiner et récupérer des objets, qu’il trie, essaye de réparer ou transformer avant de les revendre ou les donner. En dehors de cette activité, Julien s’adonne au tennis depuis qu’il a 4 ans.